“Ça fait du bien d’entrer dans les 30, c’est clair”, souriait Killian Peier, 28e à l’issue de la manche finale sur le tremplin de Ruka ce dimanche. Dix-septième en ouverture de saison à Wisla mais passé à côté d’un concours disputé dans des conditions compliquées samedi, le Vaudois s’est rassuré lors de la 2e épreuve finlandaise, où il a accroché de justesse une place de finaliste: “Je n’ai pas encore réussi à trouver les réglages idéaux sur ce tremplin et je peux faire mieux, mais c’était important d’être en 2e manche, de faire un saut supplémentaire. Ça fait du bien au moral.”

Andreas Schuler engrange de la confiance

Vingtième après la première manche, Andreas Schuler a finalement reculé à la 30e place. Mais le Schwytzois avait le sourire après avoir marqué son 3e point en Coupe du monde, les deux premiers l’ayant été en mars lors de sa 29e place à Oslo. “Je suis vraiment très heureux, a relevé le sauteur de 22 ans. J’ai pu prouvé lors de mon premier saut de quoi j’étais capable. Lors du second, j’ai voulu trop bien faire et j’ai manqué de relâchement.”

Désormais, le sauteur d’Einsiedeln va pouvoir profiter de la confiance engrangée. “Oui, c’est important car j’ai vraiment de la peine à réussir mes meilleurs sauts en compétition, avoue-t-il. Après, en Coupe du monde, rien n’est acquis. Tout se joue sur des détails.” Des détails qui ne sourient pas à Simon Ammann en ce début de saison. Contrairement à Gregor Deschwanden (35e), le Saint-Gallois n’a même pas passé le cap des qualifications (54e). Pour l’heure, le quadruple champion olympique ne trouve pas les bons réglages avec son nouveau matériel.

Monter en puissance avant Engelberg

Comme la veille, la victoire est revenue à Ryoyu Kobayashi. Le Japonais s’est même permis le luxe d’égaler le record du tremplin à son 2e essai, malgré deux plateformes d’élan inférieures à ses adversaires en raison de conditions de vent trop favorables avec un bond à 147,5 m. Le leader de la Coupe du monde a devancé l’Allemand Andreas Wellinger et le Polonais Kamil Stoch.

Killian Peier, lui, se projette déjà sur le prochain week-end de compétition à Nizhny Tagil. “Je vais désormais essayer de rester serein et relâché pour la suite, lance-t-il. J’espère arriver avec un petit peu plus de confiance sur les prochains concours.” Avant de se rendre en Russie dès mercredi, l’équipe de Suisse quittera la Finlande lundi et s’entraînera à Einsiedeln. De quoi monter en puissance avant le week-end d’Engelberg les 15 et 16 décembre. “Je me réjouis d’entendre les cloches de notre public”, avoue d’ailleurs le Vaudois.

Laurent Morel, Ruka