Alessandro Hämmerle a décroché le titre olympique en snowboardcross devant Eliot Grondin et Jakob Dusek. Après un départ raté, Kalle Koblet a été sorti en quarts. Réaction.
Quel suspense! La finale de l’épreuve olympique de snowboardcross à Livigno a réservé son lot de surprises. Comme depuis le début de la journée pour lui et ses compatriotes, Aidan Chollet a réussi un départ supersonique. Las pour le Français, il a perdu du terrain sur le bas du parcours, assez lent, pour finalement se faire doubler par ses trois adversaires. Le titre est revenu à l’Autrichien Alessandro Hämmerle, déjà vainqueur à Pékin en 2022. Celui-ci a devancé d’un souffle Eliot Grondin, comme il y a quatre ans, tandis que le podium a été complété par un autre Autrichien, Jakob Dusek.
Côté suisse, Kalle Koblet n’a pas réussi à passer le cap des quarts de finales. Dans une série très relevée avec les futurs médaillés d’or et d’argent, le Saint-Gallois a manqué son début de parcours. En raison d’une faute, il s’est retrouvé complètement arrêté sur l’un des premiers mouvements de terrain et a même dû s’aider des mains pour se relancer. Impossible dans ces conditions de revoir ses adversaires.
« J’avais trop de vitesse dans les premiers mètres et je l’ai mal évaluée », regrettait Kalle Koblet en zone mixte. « J’ai mal absorbé une bosse et les conséquences sont énormes. » Le snowboardeur de Flumserberg, finalement classé 14e, était très touché. « Je suis très très déçu de terminer comme cela la course la plus importante en quatre ans », a poursuivi l’homme aux cinq podiums de Coupe du monde. « Il est évident que cela n’aurait pas été simple de passer, mais j’aurais quand même bien voulu avoir la chance d’essayer jusqu’au bout. »
L’athlète de 28 ans avait pourtant un plan bien établi pour ces Jeux. « Je savais que je devais tout tenter, y aller à fond dès le début car je ne faisais pas vraiment partie des favoris. Logiquement, j’ai pris plus de risques, trop de risques. Je suis puni. Mais au moins, j’ai tenté, c’est le principal. » Kalle Koblet a également pu profiter du soutien de ses proches, qui avaient fait le déplacement en Valtelline.
Laurent Morel, Livigno
