Fidèle à lui-même, Marius Robyr a réussi à réunir un parterre de politiciens, d’acteurs de la station en tous genres et de journalistes ce mercredi à Crans-Montana. Au pied des cabines des Violettes, le directeur exécutif de la candidature valaisanne aux Mondiaux 2025 s’est fait un plaisir de présenter son projet, illustré par un bus flambant neuf décoré aux couleurs de la possible future manifestation. « On a maintenant la Coupe du monde depuis une dizaine d’années et on a réussi à devenir une classique, s’est réjoui l’ancien brigadier. Désormais, il est temps de passer la vitesse supérieure. Le dossier de candidature est quasiment prêt. Il ne lui manque plus qu’à être traduit et nous serons lancés. » Le slogan choisi pour mener au succès la station du Haut-Plateau est « tous avec nous ». Un nouveau complexe dans la zone d’arrivée Le logo a été dévoilé sur le site qui devrait servir de pièce maîtresse aux épreuves de Crans-Montana. L’étoile valaisanne, le nom de la station, la courbe représentant la piste ainsi que la croix suisse: rien n’a été oublié. Il faut dire que pour boucler le budget de quelque 70 millions de francs, les organisateurs auront besoin du soutien des différentes collectivités publiques. Il s’agira prioritairement de créer un stade d’arrivée digne de ce nom. « Le dossier avance, assure Marius Robyr. Toute la zone du bas de la piste jusqu’au parking des télécabines doit être repensée avec le projet d’une arène permanente, d’un hôtel et d’un parking notamment. Il s’agira d’un investissement sur le long terme. » Le comité d’organisation espère également pouvoir profiter d’une piste de slalom éclairée ainsi que d’un télésiège menant au sommet de celle-ci. Une concurrence féroce Pour 2025, Crans-Montana devra se démarquer car la concurrence s’annonce rude avant la décision prévue lors du congrès de la FIS à Marrakech au printemps 2020. La favorite Saalbach-Hinterglemm (AUT), recalée pour 2023 au profite de Courchevel-Méribel, et Garmisch-Partenkirchen (GER) sont sur les rangs. Et un projet nord-américain n’est pas à exclure. Dans le cas d’un échec, dû peut-être à la proximité des Mondiaux de Saint-Moritz en 2017, la candidature valaisanne serait réitérée pour 2027 et pour 2029. « Mais nous visons 2025, à fond, affirme le boss du projet. Si nous ne donnons pas le maximum, ça ne sert à rien de postuler. » D’ici là, la piste du Mont-Lachaux accueillera une nouvelle fois la Coupe du monde féminine de ski alpin dès cet hiver (23-24 février 2019) avant de basculer dès l’hiver suivant au mois de janvier. « C’est extraordinaire, se félicite Marius Robyr. Cela n’impacte pas le tourisme habituel mais les conditions de neige seront bien meilleures. » Laurent Morel, Crans-Montana