Le Vaudois a validé son ticket pour le Cirque blanc en terminant 3e au classement de la descente de Coupe d’Europe. Il ne veut pas manquer cette opportunité de démontrer tout son potentiel au plus haut niveau.

Gaël Zulauf va skier en Coupe du monde lors de la saison 2026-2027! Le Vaudois de 25 ans a gagné ce droit après avoir terminé 3e du classement de la descente en Coupe d’Europe, malgré une dernière course ratée, où il n’a pu faire mieux que 32e à Saalbach. « C’est un peu spécial, parce que j’ai quand même complètement raté ma course aujourd’hui. J’ai fait une énorme erreur sur le haut. Mais j’ai les points de mon côté. »

Ou plutôt le point, puisque le skieur du Pays-d’Enhaut conserve sa place dans le top 3 de la spécialité pour une petite unité de mieux que son compatriote Lenz Hächler. « L’an passé, c’était l’inverse. Je termine 4e avec un petit point de retard sur la 3e place », rappelle le skieur romand qui avait notamment vu l’ultime descente de la saison annulée à Kvitfjell, l’empêchant d’aller chercher ce point qui lui manquait vis-à-vis de l’Autrichien Felix Hacker, alors blessé.

Une place fixe salutaire dans une équipe de Suisse concurrentielle

Malgré la déception, Gaël Zulauf n’a pas baissé les armes, certain d’avoir les capacités d’aller chercher cette place fixe en Coupe du monde cet hiver. « L’an passé, j’ai vu que j’étais capable de jouer devant. Je savais que j’avais le niveau. Après, un classement se joue sur toute une saison. Il faut être régulier, marquer des points à chaque course, trouver le bon équilibre entre prise de risque et constance. Et ça, ce n’est pas évident. » Malgré un début d’hiver timide, le Vaudois a su hausser le niveau en s’imposant notamment au Pass Thurn, avant de confirmer avec un nouveau podium à Verbier lors de la première descente organisée dans la station bagnarde. « Après, ça se joue sur beaucoup de détails et pas seulement sur moi. Le classement dépend aussi des autres. »

Le Français Ken Caillot, ainsi que les Suisses Sandro Manser et Gaël Zulauf ont leur place en Coupe du monde de descente. (SR/SkiActu)

Cette place fixe en Coupe du monde est une bénédiction pour le skieur de Château-d’Oex compte tenu de l’énorme concurrence qui règne dans l’équipe de Suisse. « On en rigole avec les skieurs des autres nations, car pour eux, c’est un bonus. Pour nous, jeunes skieurs suisses, c’est presque indispensable de pouvoir bénéficier d’une place fixe », poursuit-il en rappelant n’avoir eu qu’une chance de s’exprimer en Coupe du monde cet hiver, à Crans-Montana. « La saison dernière, j’avais eu droit à quatre départs. »

S’inspirer des Miggiano, Boisset et von Allmen

Désormais, Gaël Zulauf, tout comme Sandro Manser, sera assuré d’être au départ des plus prestigieuses descentes du circuit, de la Birds of Prey de Beaver Creek à la Streif de Kitzbühel, en passant par le Lauberhorn de Wengen ou encore la Stelvio de Bormio. « Je ne vois pas ça comme une pression, mais comme une opportunité à exploiter à fond. On a vu des exemples comme Alessio Miggiano, Arnaud Boisset ou Franjo von Allmen, qui ont su utiliser cette place fixe pour vraiment s’installer en Coupe du monde. J’ai déjà pu découvrir quelques pistes, même si je n’ai pas beaucoup couru. Maintenant, l’objectif est de m’établir durablement à ce niveau. »

Dimanche, toujours à Saalbach, il aura encore une nouvelle chance de s’octroyer une place fixe en super-G. Actuellement 3e du classement, il est mis sous pression par son compatriote Lars Rösti, le Français Adrien Fresquet, ainsi que les Autrichiens Felix Hacker et Fabian Bachler, qui se trouvent à portée de tir. « Ce sera encore plus serré. Je suis dans une situation similaire à celle de la descente, mais avec encore plus de concurrence derrière moi. Cette fois, je ne pourrai pas compter sur les calculs. Il faudra faire une très grosse course. Je veux montrer mon ski et prouver que j’ai aussi ma place en super-G. »

Johan Tachet/SR