Des questions de sélection n’ont rien fait pour démonter Nadja Kälin et Nadine Fähndrich avant le sprint par équipe olympique mercredi à Tesero. Les deux fondeuses ont simplement réalisé la course dont elles se savaient capables. Avec une médaille d’argent comme récompense.
Nadja Kälin et Nadine Fähndrich ont formé la parfaite équipe pour aller chercher l’argent lors de l’épreuve de sprint par équipe mercredi à Tesero. La décision de donner le départ à la Grisonne de 24 ans avait provoqué quelques remous ces derniers jours. Anja Weber – qui avait remporté le bronze avec Nadine Fähndrich aux Mondiaux de Trondheim il y a un an – avait ouvertement critiqué la façon dont la sélection avait été communiquée. Mais le choix des entraîneurs a été confirmé par cette première médaille pour le ski de fond féminin suisse depuis 2002.
« C’est incroyable, vraiment fantastique », s’est réjouie Nadja Kälin après la course, encore incrédule. « C’est clair que j’ai ressenti de la pression (ndlr : suite aux discussions sur la sélection), mais cela venait plus de moi-même. J’ai voulu montrer ce dont j’étais capable, parce que je savais que le sprint par équipe est la discipline où Nadine est la plus forte, alors je savais ce qui était possible aujourd’hui. J’ai juste voulu réaliser ma meilleure course possible et je pense y être parvenue. »
Huit ans après Pyeongchang
Pour l’expérimentée Nadine Fähndrich, ce n’était pas la première fois qu’une médaille olympique lui tendait les bras. À Pyeongchang en 2018, la Lucernoise avait terminé au pied de la boîte avec Laurien van der Graaff. Mais à Tesero, celle qui compte trois médailles mondiales, dont deux dans l’épreuve par équipe, a pu bâtir sur une bonne base livrée par sa coéquipière. « On a eu notre scénario de course idéal. Nadja m’a toujours passé le relais en excellente position. J’ai pu économiser un peu d’énergie pendant les deux premiers tours. Et au dernier échange, elle m’a de nouveau placée en excellente position. J’ai alors pu boucler mon tour préféré à fond. »
Un planning parfait a permis à la fondeuse de Horw de réaliser ce dernier tour spectaculaire pour terminer juste derrière les Suédoises Jonna Sundling et Maja Dahlqvist, forçant cette dernière d’ailleurs à se retourner à plusieurs reprises sur les derniers mètres pour s’assurer qu’elle ne se ferait pas dépasser. « Je n’ai délibérément pas été à fond dès le départ, j’ai plutôt géré mon rythme pour pouvoir attaquer à la fin. Mais j’ai tout laissé sur ce parcours », a confié la fondeuse de Horw. Ces efforts ont été dûment récompensés : les deux Suissesses portent désormais le titre de vice-championnes olympiques.
SSW/JT
