Le Bernois a de nouveau montré sa classe lors de la dernière descente de l’hiver, battu seulement par le vétéran italien et roi de Kvitfjell Dominik Paris. Alexis Monney a manqué le podium pour 6 centièmes, tandis que Marco Odermatt, déjà assuré du Globe, s’est classé 7e.

Franjo von Allmen a superbement bluffé en Norvège cette semaine. Le Bernois a fermé la marche lors des deux entraînements en vue de l’ultime descente de la saison à Kvitfjell… pour ensuite monter sur le podium samedi. Malgré des conditions printanières qui lui conviennent d’habitude très peu, le triple champion olympique a réalisé une nouvelle démonstration pour clôturer la saison en beauté, après des résultats un peu mitigés, dont sa sortie à Courchevel il y a une semaine.

Seul Dominik Paris a pu faire mieux. Le vétéran italien a confirmé qu’il était toujours le roi de Kvitfjell, lui qui s’était déjà imposé six fois dans la station norvégienne – quatre fois en descente et deux fois en super-G – en réalisant une masterclass sur l’Olympiabakken. L’Autrichien Vincent Kriechmayr a complété le podium, reléguant Alexis Monney au pied de la boîte.

Six petits centièmes

Avec sept Suisses parmi les 24 skieurs au départ, on pouvait espérer un doublé ou même un triplé, comme à Crans-Montana, samedi. Et une superbe performance de la part d’Alexis Monney, déjà excellent à l’entraînement vendredi, a donné beaucoup d’espoir. Il lui aura finalement manqué juste 6 centièmes pour monter sur la boîte. Stefan Rogentin s’est encore placé 6e devant Marco Odermatt 7e. Peu importe que le gros Globe et le Globe de la spécialité étaient déjà garantis, le Nidwaldien s’est élancé à Kvitfjell comme à son habitude, en mettant les gaz, mais a perdu quand même 0″92 sur le vainqueur. La station norvégienne reste ainsi une des rares étapes du Cirque blanc où le champion de Buochs n’a encore jamais gagné.

Plus loin, Alessio Miggiano s’est classé 18e. Justin Murisier a quant à lui raté sa course, passant presque à côté d’une porte déjà sur le haut du parcours, et a exprimé sa frustration à l’arrivée en donnant un coup de poing dans la neige. Il termine 22e. Pour Niels Hintermann, le chrono avait peu d’importance samedi: le Zurichois a pris son temps, savourant encore quelques derniers virages avant de dire adieu au Cirque blanc, arrosé de champagne par ses coéquipiers à l’arrivée.

SSW