Après avoir ressenti des douleurs à son genou gauche, gravement touché il y a 16 mois, la double championne olympique est passée sur la table d’opération mardi. L’Italienne doit s’astreindre à une pause d’un mois.

Federica Brignone n’en a pas encore terminé avec ses problèmes au genou gauche. La Valdôtaine, qui s’était gravement blessée en avril 2025 avant de devenir la reine des Jeux olympiques de Milan/Cortina d’Ampezzo, a dû passer, mardi après-midi, une nouvelle fois sur la table d’opération. La double championne olympique a pris la décision en concertation avec son staff après des tests réalisés sur les skis cet été à Cervinia. « Même si la situation générale est plutôt bonne, Federica a de nouveau ressenti certaines douleurs », a expliqué Davide Brignone, le frère et entraîneur de la skieuse, à la Gazzetta dello Sport. « Nous sommes donc retournés voir les médecins qui, après plusieurs examens approfondis, ont évoqué la possibilité d’une opération pour retirer la plaque et les vis qui avaient été posées lors de la première intervention. »

L’intervention s’est très bien déroulée, selon les dires du chirurgien, le docteur Andrea Panzeri, qui est également le président de la Commission médicale de la FISI. « Je dois dire que ce genou me semble presque en meilleur état que ce à quoi je m’attendais. Lors de l’arthroscopie, nous avons constaté un ligament croisé en assez bon état, bien sûr avec toutes les séquelles de la fracture et donc un cartilage endommagé, mais le ménisque est, dans l’ensemble, en assez bon état. »

Federica Brignone, qui devait à l’origine s’envoler ce week-end pour Ushuaïa, devra patienter environ quatre semaines avant de pouvoir reprendre la pratique du sport. Il est ainsi fort peu probable que la double lauréate du grand Globe de cristal soit au départ du géant de Sölden dans deux mois. La fratrie Brignone est prête à se montrer patiente. « Nous devrons comprendre comment elle se sent sur les skis, si elle peut être sur les skis, si elle peut skier, si elle peut pousser, si elle peut le faire dans une seule discipline, dans deux ou dans trois », reprend Davide. « Il faudra également voir si elle ressent davantage de douleurs en descente, en super-G ou en géant, dans les sauts, dans les courbes rapides ou dans les virages courts. » Avec forcément, en ligne de mire, les Championnats du monde de Crans-Montana, sur la piste du Mont Lachaux, l’une de ses préférées sur le circuit.

JT