Gêné depuis plusieurs années par une maladie auto-immune, le Valaisan a décidé de ranger définitivement les skis. Il a pris quatre départs en Coupe du monde et est monté sur quatre podiums en Coupe d’Europe.

Ça y est, c’est fini. Les paroles de la chanson de Jean-Louis Aubert résonnent probablement dans la tête de Christophe Torrent à l’heure où l’on écrit ces lignes. Le skieur d’Arbaz a en effet décidé de mettre un terme à sa carrière de skieur professionnel durant cette intersaison. Depuis plus de trois ans, l’athlète de 26 ans souffre de spondylarthrite ankylosante, une maladie auto-immune qui le contraint à composer avec des douleurs chroniques et inflammatoires dans le bas du dos.

Malgré les très nombreux efforts pour tenter de retrouver son meilleur niveau, le Valaisan a donc été contraint de dire stop. C’est ainsi que l’hiver dernier, « CC la terreur » n’avait pris que trois départs en Coupe d’Europe, avant de participer à l’entraînement de descente de Coupe du monde dans le Val Gardena et de s’arrêter. Son palmarès, indigne de son potentiel, reste extrêmement honorable. Souvent en ballotage, Christophe Torrent a en effet pris quatre départs en Coupe du monde lors desquels il s’est montré.

Son meilleur résultat? Une 33e place à Crans-Montana en février 2025. Il ne lui avait alors manqué qu’un dixième pour entrer dans les points. Et que dire de ses grands débuts parmi l’élite sur la Streif de Kitzbühel en 2024, lorsqu’il subissait une chute dans le Steilhang, après un début de course sensationnel. Toujours plein d’humour, l’Arbazien a surtout brillé sur le front de la Coupe d’Europe, montant sur quatre podiums pour une victoire, à Crans-Montana en février 2025.

« Avec une pointe de tristesse, mais aussi avec la sagesse d’enfin écouter Mémé Agnès, qui m’a toujours dit de “faire une vie normale”, je décide aujourd’hui de mettre un terme à ma carrière de skieur », a écrit sur ses comptes sociaux cet amateur de pêche, qui restera à coup sûr proche du Cirque blanc. Son départ a été salué par de nombreux skieurs de haut niveau, tant son caractère faisait l’unanimité sur les pistes.

LMO