En montant sur son quatrième podium de l’hiver en seulement 15 courses, Corinne Suter a su rebondir malgré une blessure qui lui a coûté la moitié de sa saison. Encourageant pour la suite. Réaction.

Lorsqu’elle est revenue à la compétition au mois de janvier, Corinne Suter ne savait pas trop à quoi s’attendre. Blessée début décembre à Saint-Moritz (déchirure musculaire au niveau du mollet gauche, contusion du genou gauche et fracture non déplacée à l’arrière du pied droit), la Schwytzoise a alors lancé une course contre la montre pour être prête pour les Jeux olympiques. Encore trop courte à Cortina d’Ampezzo, elle a finalement retrouvé son meilleur niveau ou presque après le grand rendez-vous italien et reste sur quatre podiums en huit courses et a conclu sa saison par une très solide 2e place lors du super-G des finales à Kvitfjell ce dimanche.

« C’est d’autant plus beau de finir la saison comme ça, même si c’est dommage avec ce début un peu retardé », avouait-elle dans l’aire d’arrivée. « Honnêtement, je suis vraiment extrêmement contente. » La championne olympique 2018 de descente a retrouvé la clé après les Jeux, justement. « Ça simplement recommencé à fonctionner. J’ai senti que je redevenais moi-même, que je retrouvais mon niveau. Je me suis simplement laissé du temps pour accepter que ça ne fonctionnait pas plus tôt. Et je pense que cette acceptation m’a permis d’avancer. »

« Hâte que ça recommence »

Car les premières semaines à son retour n’ont pas été simples à gérer, avec quatre résultats entre la 15e et la 25e place en janvier. « C’était difficile, surtout quand tu passes la ligne d’arrivée et que tu ne comprends pas ce qui ne va pas », concède-t-elle. « Tu te poses énormément de questions, tu doutes. Mais j’ai essayé de continuer à travailler, jour après jour. » Et ça a donc fini par payer, Corinne Suter terminant même le classement de la descente et celui du super-G au 11e rang.

« Le bilan est très positif et ça m’apporte beaucoup de confiance pour la suite. Je suis en bonne santé, je skie à nouveau vite et j’ai vraiment hâte que ça recommence. » Au final, la skieuse de 31 ans a beaucoup appris. « Oui, j’ai développé de nouvelles capacités. Mais je retiendrai surtout l’importance de rester patient et de ne jamais abandonner. »

Laurent Morel, Kvitfjell