Samedi, le Nidwaldien a reçu son premier Globe de cristal de l’hiver, celui de la descente. Il récompense une saison constante au sommet de la part du meilleur skieur du monde, qui continue de progresser dans la discipline-reine.
C’est assez fou à écrire, mais en terminant 7e de la descente de Kvitfjell samedi, Marco Odermatt a largement déçu. Il faut dire qu’il n’était pas sorti du top 4 cette saison dans la discipline et n’avait plus terminé autant en retrait depuis deux ans, déjà sur l’Olympiabakken norvégienne. Pour retrouver pire résultat? Il faut remonter aux finales de Coupe du monde disputées en Andorre en 2023. Rien que ça. Pourtant, au terme de sa descente dans l’Innlandet, disputée au bout d’une saison éreintante, le Nidwaldien n’était pas trop déçu et a bien reçu son troisième Globe de cristal de la discipline avec le sourire.
« Mon ressenti était meilleur que mon résultat aujourd’hui », relevait le champion de 28 ans, qui a terminé à trois dixièmes du podium, dans l’aire d’arrivée. « C’est typique des descentes assez simples: si tu mets trop de pression sur les skis au lieu de les laisser glisser, tu perds vite du temps. Il suffit parfois d’être légèrement en dehors de la ligne et ça peut faire la différence. » Pas de quoi mettre un voile sur le superbe hiver du skieur de Buochs, sur le podium de 7 des 9 descentes au programme de la Coupe du monde.
« Il y a plusieurs facteurs qui expliquent ma constance », décrit l’intéressé. « D’abord une très bonne équipe autour de moi. On se prépare très bien, surtout en été et en automne. Avec Stöckli, on a du matériel fiable, et toute l’équipe travaille énormément pour trouver les meilleurs réglages. Et avec les entraîneurs, on arrive toujours rapidement à définir la bonne ligne. » Le jeu d’équipe, toujours, joue donc un rôle primordial.
« Lors de la préparation, je passe parfois moins de temps avec les autres car je fais partie du groupe de géant mais le collectif reste essentiel », relance Marco Odermatt. « Bien sûr, on est en concurrence, même entre nous, mais c’est toujours plus agréable quand l’équipe performe. Cette dynamique tire tout le monde vers le haut. » La montée en puissance de Franjo von Allmen, notamment, au cours des dernières années est ainsi vue comme un challenge par le Nidwaldien, mais aussi comme une force, même si le Bernois lui vole parfois la vedette, comme ce samedi et lors des derniers Jeux olympiques notamment.
En 2027, la descente de Kitzbühel sera une nouvelle fois l’un des grands défis de Marco Odermatt. « Pour continuer à progresser, je ne pense pas qu’il va falloir changer quoi que ce soit dans ma préparation », souligne toutefois le désormais quintuple vainqueur du gros Globe. « Tout fonctionne bien, même ici à Kvitfjell où j’ai pris deux fois la deuxième place la saison dernière et que je suis encore tout proche du podium aujourd’hui. On est dans le bon, il n’y a pas de raison de changer. »
Laurent Morel, Kvitfjell
