Robin Briguet ne vivra pas une seconde finale olympique, mais le Valaisan se montrait déjà ravi d’avoir pu démontrer tout son talent, une année seulement après une grave blessure au genou gauche.

Robin Briguet ne vivra pas une nouvelle finale olympique comme à Pékin. Le Valaisan a dû se contenter de la 18e place des qualifications, alors que seuls les douze meilleurs riders se qualifiaient pour la finale nocturne. Mais l’important est ailleurs pour le spécialiste de halfpipe de Lens qui vivait ses troisièmes Jeux, une année seulement après avoir été victime d’une grosse blessure au genou gauche. Interview,

Robin Briguet, vous manquez la finale du halfpipe. Existe-t-il une petite déception?

Je suis quand même content d’avoir posé mon premier run, même sîl y avait quelques erreurs techniques, pour espérer un peu plus de points. Mais ça ne l’a pas fait. Du coup, il fallait que je reparte pour un deuxième. C’était un petit peu plus lent, mais j’ai quand même essayé de tout donner. Mais je suis quand même content d’avoir réussi à me qualifier pour les Jeux olympiques.

Le fait qu’il y ait eu une chute au début du deuxième run (ndlr: le leader de la Coupe du monde, le Néo-Zélandais Finley Melville Ives a lourdement chuté) joue dans la tête au moment de se lancer ?

Oui, c’est vrai que c’était très silencieux. D’habitude, on est un peu plus dans l’attente en haut, il y a plus de monde, on se motive tous ensemble. Là, il y a eu un moment où on s’est lancé et chacun était un peu plus dans sa bulle, à réfléchir à deux ou trois choses.

Quel bilan tirez-vous de cette troisième participation olympique?

Si je prends un peu de recul sur mes résultats, quand je pense à là où j’étais il y a un an, avec mes deux blessures (ndlr: il s’est fait opérer du genou gauche et de l’épaule), rien que le fait d’être là et d’avoir posé un run, c’était déjà une victoire. On se fixe toujours des objectifs. Quand on en atteint un, on en veut un autre. Et là, je pense qu’ils ont quasiment tous été atteints, sauf celui-là, même si pour moi, j’ai quand même réussi la plupart des choses.

Vous avez pu compter sur un sacré fan’s club…

Je les ai vus, et surtout entendus. Franchement, c’est trop beau de les avoir ici. À la base, je pensais qu’il n’y aurait que mes parents et mon frère. Et puis hier, je suis allé boire un café avec mes parents et là ils étaient tous là, avec les drapeaux, tout pour faire du bruit. Je n’ai pas l’habitude que toute la tension soit sur moi, ça me gêne un petit peu, mais je trouve ça génial. Ils m’ont motivé à fond. Je les voyais tellement contents d’être là, tellement heureux de me suivre. Je suis super content de les avoir. Les amis, la famille, tout le monde ici, c’est juste la vie.

LMO/Livigno, JT