Quatre ans après des Jeux olympiques compliqués, Mikaela Shiffrin est arrivée hier à Cortina d’Ampezzo avec beaucoup de motivation et d’excitation. L’Américaine peut briguer trois médailles dont la première lors du combiné par équipes ce mardi.
Lors des Jeux olympiques de 2022, Mikaela Shiffrin est passée à côté de ses épreuves. Elle y a signé un zéro pointé pour ne ramener aucune médaille. «À Pékin, beaucoup de facteurs se sont combinés et rien ne s’est vraiment aligné.» Cela avait suscité beaucoup de critiques de la part du public, notamment sur les réseaux sociaux. « Lors des Jeux olympiques, j’aimerais bien que le public ait une image et une compréhension un peu plus précises de ce qu’il se passe. »
La pression est un élément que la médaillée d’or du slalom de Sochi et du géant de PyeongChang côtoie régulièrement. « J’en ressens parfois un peu, sachant que les jugements peuvent être portés sur un seul moment, alors qu’il s’est passé tant d’autres choses au cours de ces dernières années. » Mais la skieuse de Vail essaie tout de même de la tourner en positif. « Comme l’a dit Billie Jean King, la pression est un privilège. »
Trois courses, trois chances de podium
La skieuse aux 108 victoires en Coupe du monde s’alignera sur trois épreuves en Italie. En plus du géant et du slalom, elle sera la grande favorite du combiné par équipes avec qui elle formera la paire favorite de l’épreuve aux côtés de Breezy Johnson, la championne olympique de descente, avec qui elle avait été titrée aux Mondiaux de Saalbach l’hiver dernier. Et si elle ramenait trois médailles? Tous les possibles sont ouverts. En slalom, elle skie sur une autre planète. Alors qu’en géant, ses résultats n’ont fait que s’améliorer. D’ailleurs, elle n’estimait pas pouvoir revenir à ce niveau-là. « Avec ma blessure de l’hiver dernier, je ne pensais pas avoir à nouveau la capacité de me battre pour le top 10, le top 5, sans même parler d’un podium en géant. »
Mais pour redevenir performante dans plusieurs disciplines, la star du ski alpin a dû apprendre à trouver le bon équilibre dans ses entraînements afin que sa préparation soit la plus optimale possible. « Juste avant Noël, j’ai eu une période où je m’entraînais beaucoup en géant et très peu en slalom. J’ai senti que mon niveau baissait. Je me suis donc rendue compte qu’il fallait maintenir une bonne coordination entre les deux, surtout que les jeux arrivaient bientôt. » Avec l’ambition d’alourdir sa valise d’une ou plusieurs médailles.
Lucie Morel
