Mal en point mardi, le terrain de jeu des meilleurs descendeurs du monde était en bien meilleur état ce jeudi pour le deuxième entraînement. Les courses devraient se dérouler dans de bonnes conditions, se réjouissent les athlètes.

Si certains avaient laissé échapper une petite moue après le premier entraînement en vue de la descente de Wengen mardi, les sourires étaient bien plus majoritaires ce jeudi à l’issue du second et ultime test chronométré sur le Lauberhorn. Il faut dire que les températures négatives enregistrées au cours des dernières heures et le travail des organisateurs ont permis à la piste de durcir, et donc d’être en bien meilleur état pour les descendeurs.

Justin Murisier et Alexis Monney confiants

« Ça a évolué à fond entre le premier et le deuxième entraînement », s’est réjoui Justin Murisier, confiant, mais qui n’a pas forcé sont talent ce jeudi après avoir ramassé un caillou sur le haut du parcours oberlandais. « Ils ont bien fait de nous laisser au repos hier pour travailler sur la piste. Les deux nuits claires ont également bien aidé. » Le Valaisan avait de toute façon prévu de changer de ski entre l’entraînement et la course, mais il devra encore se concerter avec son skiman pour savoir quel type de matériel choisir.

De son côté, Alexis Monney a commis une faute rédhibitoire ce jeudi, mais est en pleine confiance avant les courses de vendredi et samedi. « Je me sens vraiment bien, capable d’aller jouer les premiers rôles », s’est félicité le Fribourgeois. « Aujourd’hui, j’ai aussi cherché à garder des forces pour le week-end, tous les signaux sont au vert. » L’enthousiaste fan’s club du skieur de la Veveyse sera au rendez-vous samedi à Wengen. L’occasion de réussir une performance de choix pour celui qui semble être particulièrement solide en ce moment.

À domicile, Franjo von Allmen espère lui gagner une première fois la descente, après avoir décroché le gros lot en super-G il y a un an. « Je suis bien content d’avoir découvert lors de cet entraînement que certains passages étaient bien verglacés », a relevé le Bernois, qui peine toutefois à choisir entre une victoire vendredi ou samedi. « Les deux jours sont importants. Je ne vais en tout cas pas calculer lors du super-G pour me préserver pour la descente. Il faut donner le maximum les deux jours. »

Le foehn, élément perturbateur

En espérant donc que les deux courses puissent avoir lieu selon le programme prévu. En effet, il a été évoqué un temps une inversion entre le super-G et la descente. Comme l’hiver dernier, le Guggifoehn est en effet annoncé sur les sommets de l’Oberland bernois ce week-end et pourrait venir perturber le bon déroulement de la descente la plus longue du circuit. La FIS et les organisateurs locaux se veulent toutefois rassurants et ont décidé de maintenir le programme tel qu’initialement prévu, pour le plus grand bonheur des dizaines de milliers de spectateurs attendus.

À noter encore qu’outre l’absence d’Aleksander Aamodt Kilde et de Marco Schwarz, Dominik Paris ne sera peut-être pas à 100% sur le Lauberhorn. L’Italien souffre d’un talon et s’en est largement plaint à l’arrivée de l’entraînement ce jeudi. Les Italiens, emmenés par un Giovanni Franzoni impressionnant, feront toutefois partie des favoris, tant vendredi que samedi, tout comme l’inévitable Vincent Kriechmayr. Côté suisse, en ce qui concerne le super-G, Loïc Meillard complète une sélection composée de Marco Odermatt, Franjo von Allmen, Alexis Monney, Stefan Rogentin, Justin Murisier, Marco Kohler et Alessio Miggiano.

Enfin, Wengen a prévu d’honorer les victimes du drame de Crans-Montana, particulièrement durant le spectacle de la patrouille suisse. Par ailleurs, toute pyrotechnie a été bannie durant le week-end du Lauberhorn. Des contrôles renforcés ont également été effectués dans les différents établissements publics de la station.

Laurent Morel, Wengen