Présents dans les tribunes pour soutenir leur champion de fils, Jacques et Carine Meillard ont vibré pour l’exploit doré du Valaisan. Réaction.

La joie régnait dans le camp Meillard lundi. À Bormio, que ce soit dans les tribunes ou autour de la piste, les bonnets oranges et bleus du fan’s club brillaient de mille feux. Au milieu des supporters de Loïc Meillard, les parents de celui qui allait devenir le héros du jour. Et énormément d’émotion pour Carine et Jacques Meillard, fiers de leur fils, qu’ils soutiennent depuis toujours, comme sa sœur Mélanie, présente à Cortina d’Ampezzo pour le slalom olympique féminin. Rappelons que la famille, d’origine neuchâteloise, avait déménagé en Valais afin de permettre aux enfants d’assouvir leur passion et de faire du ski un métier.

« C’est certainement un des plus beaux jours de la vie de Loïc », sourit Jacques Meillard, délégué aux interviews par la famille, entres de nombreuses accolades et larmes. « Pour moi, le plus beau jour c’est quand ils sont nés », rigole-t-il. « Mais pour Loïc, c’est une concrétisation d’années de travail, c’est le Graal. Il y a eu les déceptions aussi qu’il a fallu surmonter. » Jacques Meillard n’oublie pas non plus le travail effectué par l’ensemble de l’équipe de Suisse. « Le staff est magnifique et un athlète tout seul ne fait pas grand-chose. Ce sont des gens exceptionnels. »

« Il savait exactement ce qu’il lui manquait »

La constance de Loïc Meillard sur les podiums des grands rendez-vous ne peut que réjouir son père. « C’est quelqu’un de très persévérant, de très costaud dans la tête. Il sait exactement où il veut aller mais il est conscient des obstacles. Et une fois qu’il est champion olympique, on oublie vite les fois où il a enfourché. » Malgré le début de saison compliqué de son fils, en raison surtout d’un manque d’entraînement à cause de ses problèmes au dos, Jacques Meillard ne s’est jamais inquiété. « Il savait exactement ce qu’il lui manquait, c’est-à-dire des kilomètres sur la neige. Ils ont beaucoup travaillé avec les entraîneurs et aujourd’hui, le résultat est là. »

Et la famille Meillard a vibré, enfin, lors d’un rendez-vous olympique. Il y a huit ans, le sentiment était plus mitigé puisque Mélanie s’était gravement blessée à un genou juste avant de pouvoir prendre son premier départ olympique. Loïc, lui, était encore « un peu jeune » pour viser les médailles selon son père. Quatre ans plus tard, en raison de la pandémie de Covid-19, les parents n’avaient pas pu se rendre à Pékin. Et là, après l’exploit de leur fils et une belle soirée de fête, Jacques et Carine Meillard vont filer à Cortina d’Ampezzo, pour suivre le slalom de leur fille Mélanie mercredi. Et pourquoi pas assister à un nouvel exploit. « En tout cas, on profite de ces moment magnifiques, c’est génial de pouvoir suivre ses deux enfants aux Jeux. »

Laurent Morel, Bormio