Loïc Meillard était tout proche d’une ultime victoire lors du slalom des finales de Coupe du monde à Hafjell. Le Valaisan a finalement laissé filer le succès et le podium du classement général. Frustrant.
Il s’en est finalement fallu de 0″44. Lors de la dernière épreuve de Coupe du monde de la saison, le slalom de Hafjell, Loïc Meillard a dû céder la victoire à un impressionnant Timon Haugan. Deux fois victorieux la saison dernière sur la piste norvégienne, le Valaisan a cette fois pris deux solides deuxièmes places. Un résultat plus qu’honorable, mais pas de quoi contenter un skieur qui vise les sommets en permanence. Surtout, pour 13 points, Loïc Meillard n’est pas monté sur le podium du classement général de la Coupe du monde, terminant derrière l’intouchable Loïc Meillard, Lucas Pinheiro Braathen et Atle Lie McGrath. Le skieur d’Hérémence, qui a peut-être skié trop « gentil » en deuxième manche, avait quelques regrets.
Loïc Meillard, vous terminez votre saison sur une nouvelle performance de choix. Cependant, il y avait peut-être moyen d’aller chercher plus haut.
C’est cool de finir sur un podium, ça oui. Après, je pense que la deuxième manche est frustrante parce que je n’ai pas réussi à faire ce que je voulais. En première manche, c’était parfait mais en deuxième, j’était complètement à l’envers. Et donc ça, c’est frustrant. Après, c’est comme ça. Et au final, je peux quand même être content de terminer avec un podium.
Vous dites que ça n’a pas fonctionné mais malgré cela, vous terminez deuxième du slalom des finales de Coupe du monde. C’est presque rassurant, non?
Si on regarde le résultat, oui. Mais je dis toujours que je suis mon plus grand adversaire, c’est moi que je dois battre. Et là, je ne me suis pas battu, clairement. Je pense qu’il y a bien mieux à faire donc c’est frustrant. Après, comme je dis, ça reste un podium, ça reste une deuxième place, et ça, c’est magnifique.
Qu’est-ce qui vous manque dans cette situation? Il faut parvenir à plus lâcher-prise, à skier moins proprement mais avec plus d’agressivité?
Non, même pas. En deuxième manche, les rails étaient hyper loin des portes et ce n’était quand même pas facile de trouver le bon rythme. Dès les premières portes, je ne l’ai absolument pas trouvé. Après, on entre dans un faux rythme et c’est dur de s’en sortir tout le long de la manche.
Il vous manque quelques points pour aller chercher le podium du classement général. Ça fait un peu mal, ou ce n’est pas le plus important?
Quand on sait qu’on aurait pu gagner la course et que ça aurait permis de faire le podium du général, on s’en mord les doigts et on se dit: « qu’est-ce qu’on a foutu? » Mais après, d’un autre côté, ce n’est pas la fin du monde. Je l’ai déjà fait deux fois et il y aura d’autres possibilités. Ce n’est pas ça qui va changer mon été ou quoi que ce soit.
Votre hiver reste sensationnel, quelle est votre plus grande fierté?
Je pense clairement quand même la médaille d’or aux Jeux olympiques. Ça reste.
L’hiver a été intense. Vous allez souffler avant d’entamer la préparation pour la saison prochaine?
Il y a encore pas mal à faire, déjà pendant un bon mois encore, avec des obligations, de l’entraînement, des tests, etc. Donc on va encore être bien occupé pendant un mois, mais à autre rythme, un peu plus tranquille que ce qu’on avait jusqu’à maintenant.
En vous écoutant, on a vraiment l’impression que vous avez encore une marge de progression. Quelles sont vos limites?
Je pense qu’au final, il n’y en a pas. On se les impose tout seul, nos limites. Tout est ouvert, c’est juste à moi de performer.
On vous retrouve l’an prochain aux finales de Sun Valley avec du cristal en main?
Je l’espère!
Laurent Morel, Hafjell
