Pendant plusieurs années, Loïc Chable et Hugues Ansermoz ont vécu en Amérique du Nord. Le premier a étudié et skié aux États-Unis, le second a entraîné au Canada. On en parle dans l’Après-Ski, l’émission 100% ski du Nouvelliste et de SkiActu.

L’Après-Ski a traversé l’Atlantique cette semaine. Le skieur Loïc Chable, qui fait désormais partie des meilleurs spécialistes de vitesse en Coupe d’Europe, a étudié à Salt Lake City et à Denver, tout en poursuivant sa carrière d’athlète, alors que Hugues Ansermoz a entraîné aux États-Unis et au Canada pendant plusieurs saisons Les deux Chablaisiens ont gardé de magnifiques souvenirs de leurs séjours nord-américains dont ils décryptent le système de sport-études.

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Le rêve américain

À l’été 2022, Loïc Chable ne fait plus partie des cadres de Swiss-Ski. Le skieur de Villars prend la décision de s’envoler pour l’Utah afin de poursuivre sa passion, tout en suivant un Bachelor en économie. «Je ne voyais pas ça comme une dernière chance, mais comme un nouveau départ», explique le Vaudois, qui a eu la chance de voyager de la côte Est jusqu’en Alaska, en passant naturellement par les Rocheuses et le Canada. «Je voulais m’ouvrir l’esprit, sortir du cadre suisse qui est très strict et vivre une vraie vie d’étudiant tout en continuant le ski de haut niveau.»

Les neurones et les skis

La journée-type d’un sportif universitaire est des plus rythmées. «Les matins d’hiver sont bloqués pour les entraînements et nous avons les cours l’après-midi. Ce n’est pas fait pour tout le monde, il faut aimer les études et être capable de se gérer soi-même», poursuit Loïc Chable, qui avait notamment discuté avec Tanguy Nef avant d’entreprendre son périple. Pour Hugues Ansermoz, ce système est bénéfique: «Ce système oblige les athlètes à utiliser leurs neurones. Ils deviennent plus autonomes, plus responsables». 

Un sport pour les élites

Le Villardou a bénéficié d’une bourse pour pouvoir étudier aux États-Unis. «Sans cela, je n’y serais jamais allé. Ça peut monter à 50, 60, voire 80 000 dollars par année.» Car en plus des études, le ski coûte extrêmement cher en Amérique du Nord, bien plus qu’en Suisse. «Une semaine de course de vitesse peut se monter à près de 1000 francs, rien que pour les inscriptions et les abonnements», souligne Hugues Ansermoz, qui a notamment entraîné l’équipe féminine du Canada. «C’était très frustrant même en tant que coach, car on ne pouvait pas s’entraîner quand on voulait ou comme on le souhaitait. Du coup, j’organisais des camps en Europe, ce qui coûtait moins cher.»

Le slalomeur devenu descendeur

À 25 ans, Loïc Chable a réussi son pari. «J’ai un diplôme, j’ai vécu les trois meilleures années de ma vie aux États-Unis. Et personnellement, je ne me sens pas vieux, car je continue de progresser sur les skis.» Le slalomeur de formation explose désormais en vitesse en Coupe d’Europe et devient un candidat pour faire le saut en Coupe du monde. Sans se mettre de pression. «C’est dans un coin de la tête. En Suisse, il y a une grosse densité et ça peut prendre du temps.»

Johan Tachet


Les émission de la saison 3:

18 – Maximilien Drion
17 – Ramon Zenhäusern
16 – Greg Tuscher
15 – Justin Mursier et Didier Défago
14 – Armand Marchant et Sébastien Travelletti
13 – Fanny Smith
12 – Frédéric Favre
11 – pas d’émission
10 – William Besse et Dédé Marty
9 – Liam Rivera et Émilien Badoux
8 – Clément Noël et Gauthier de Tessières
7 – Mélanie Meillard et Gaëtan Constantin
6 – Amélie Klopfenstein & Laurent Donato
5 – Delphine Darbellay et Laura Herr
4 – Thomas Bussard et Jean-Philippe Fartaria
3 – Malorie Blanc, Patrice Morisod, Loane Dubuis et Julien Dubosson
2 – Loïc Meillard
1 – Wendy Holdener et Alexis Pinturault