C’est un scénario digne d’Hollywood: Federica Brignone est championne olympique! L’Italienne, qui s’était blessée il y a 11 mois et n’était revenue à la compétition qu’en janvier, s’est imposée lors du super-G féminin à Cortina d’Ampezzo, devant la Française Romane Miradoli et l’Autrichienne Conny Hütter.

Une médaille d’or olympique alors qu’elle disputait seulement sa 4e (!!) course de retour de blessure, Federica Brignone a confirmé jeudi ce qu’on savait depuis longtemps: la skieuse de 35 ans est un phénomène. L’Italienne a survolé l’Olimpia delle Tofane, une piste qu’elle connaît comme sa poche, pour décrocher son premier titre olympique devant son public. Et cela alors qu’il y a un mois, elle n’était même pas sûre de pouvoir prendre le départ à ces Jeux. L’exploit est magnifique. Pour la Valdôtaine, il s’agit d’une 4e médaille olympique mais sa première en vitesse.

La Française Romane Miradoli, si solide cette saison en super-G, a aussi su montrer son meilleur ski sur la neige de Cortina d’Ampezzo pour aller chercher l’argent. L’Autrichienne Conny Hütter, 4e de la descente dimanche comme si souvent lors de grands rendez-vous sportifs, a pris sa revanche et arrache cette fois le bronze.

Une hécatombe

À peine lancée jeudi, la compétition s’est annoncée passionnante, une championne après l’autre se faisant éliminer, incapable de trouver le juste milieu entre attaque et bonne ligne. Et l’hécatombe a continué. Kira Weidle-Winkelmann, Emma Aicher, Sofia Goggia et Breezy Johnson, toutes déjà médaillées à ces Jeux, sont sorties en cours de parcours, tout comme la médaillée d’argent de Pékin, Mirjam Puchner, et la triple championne olympique en ski et snowboard Ester Ledecka. Au final, 11 skieuses du top 30 n’ont pas franchi la ligne d’arrivée.

La victoire de Federica Brignone n’en est que plus magique, elle qui a su s’imposer après une longue absence, tandis que ses concurrentes, avec une préparation impeccable, ont failli. Pour rappel, la Valdôtaine s’est brisée la jambe gauche lors des Championnats d’Italie en mars dernier et n’a rechaussé les lattes qu’en novembre, disputant sa première course à Kronplatz il y a moins d’un mois. Et elle a encore une course à jouer, le géant féminin de dimanche, une discipline où elle s’est déjà parée de bronze en 2018 et d’argent en 2022.

Malorie Blanc 10e

Chez les Suissesses, tous les regards étaient tournés vers Malorie Blanc. La gagnante du super-G de Crans-Montana, qui avait fait l’impasse sur le combiné par équipe pour prendre un peu de repos, représentait les meilleures chances helvétiques d’une médaille. Malheureusement, une grosse erreur pour l’Ayentôte, qui est partie avec le dossard 1, l’a reléguée à la 10e place, devant Corinne Suter 11e. Delia Durrer, qui remplaçait Jasmine Flury, blessée, s’est classée 17e.

SSW