De retour de ses premiers JO où il a participé au sprint en ski-alpinisme, Maximilien Drion de Vercorin était l’invité de L’Après-Ski, l’émission 100% ski du Nouvelliste et de SkiActu.

Dimanche, il participait encore à la cérémonie de clôture à Vérone avant de rejoindre le village olympique de Milan pour dormir. Quelques heures plus tard, valise et sac à dos des JO sous le bras, Maximilien Drion est venu rendre visite à «L’Après-Ski.» L’occasion pour le Belge établi à Vercorin de raconter ses premiers Jeux, la première de sa discipline et l’avenir du ski-alpinisme au calendrier.

L’émission à voir ici:


L’émotion et les frissons

Les Jeux olympiques de Milan-Cortina ont marqué l’entrée officielle du ski-alpinisme au programme olympique. Une première historique vécue intensément par Maximilien Drion, membre de la délégation belge. «C’est un cap supplémentaire pour notre sport. On parlait des Jeux depuis des années sans que ce soit concret. Aujourd’hui, on se sent pleinement intégrés à cet événement incontournable.»

Disputées à Bormio, les épreuves de sprint et de relais mixte ont rassemblé 7000 spectateurs. «L’ambiance était incroyable. Des bénévoles et photographes m’ont confié qu’il y avait plus d’atmosphère que lors des courses de ski alpin précédentes. À chaque entrée dans le stade, j’entendais mon nom scandé par mes proches. J’avais les larmes aux yeux avant même le départ. Ces frissons, je ne les oublierai jamais.»

Direction 2030

Arrivé en Italie avec de grandes ambitions, Maximilien Drion visait une médaille olympique. Un objectif légitime quand on sait qu’il s’était offert cinq podiums en Coupe du monde sur ce format du sprint olympique. «J’étais dans la forme de ma vie. Je dormais bien, j’étais plus excité que stressé. Tout était prêt.» Mais la demi-finale a tourné court en raison de conditions météorologiques extrêmes. La neige humide s’est accumulée sous les skis et a perturbé les transitions. «Ce n’était pas un manque de jambes, mais un problème de matériel. J’avais dix centimètres de neige sous chaque ski, je ne pouvais même plus les fixer sur mon sac.»

Neuvième au final, l’athlète de Vercorin «reste un peu sur ma faim.» Mais il espère se rattraper en 2030, si son sport est à nouveau présent aux JO. La décision d’intégrer à nouveau la discipline aux Jeux est attendue en juin prochain. «Une fois qu’on a goûté aux Jeux, on se projette déjà dans quatre ans. Il faut donc compter sur moi encore en 2030, 2034 et mon coach m’a dit 2038 aussi», sourit le sportif de 28 ans qui espère aussi y voir l’individuelle. «Le sprint est un condensé technique, mais ce n’est pas le ski-alpinisme que le grand public pratique en montagne. L’épreuve individuelle représente beaucoup mieux notre sport. Et ce serait bien que chaque athlète qui pratique le ski-alpinisme au haut niveau puisse vivre les Jeux un jour.»

Fin de saison pour se tourner vers le trail

Ces JO marquent la fin de sa saison en ski-alpinisme. Et cela alors qu’il reste les Européens, des manches de Coupe du monde et surtout la Patrouille des Glaciers. «L’équipe suisse m’a proposé de faire la Patrouille des Glaciers avec une de leurs équipes. J’ai décliné et à la grande surprise de beaucoup de personnes, j’ai décidé d’arrêter ma saison de ski alpinisme. Je voulais marquer la fin de ce chapitre JO parce que ça fait deux ou trois ans que j’avais ces Jeux tous les jours en tête.»

Après une pause bien méritée, il se dirigera vers sa saison de course à pied. «J’ai de gros objectifs en trail cet été. Comme ma saison d’hiver se termine plus vite, je pourrai aussi participer à des courses auxquelles je ne pouvais pas prendre part ces dernières années.» Maximilien Drion, qui veut franchir un pas dans les distances et passer plus proche des 50 kilomètres, n’oubliera pas sa course de cœur pour autant: Sierre-Zinal.  «De ma chambre à Vercorin, je vois tout le parcours de Ponchette à Nava.» L’an passé, il était passé sous la barre des 2 heures et 40 minutes (2h39’45). Prochain but? Etablir le meilleur temps belge de tous les temps. Le record date des années 80 quand Jan Sebille avait rallié l’arrivée en 2h38’47, un temps qui à cette époque lui avait permis de finir sur le podium. «Je suis à une minute de ce record», sourit Maximilien Drion.

Gregory Cassaz/Le Nouvelliste


Les émission de la saison 3:

17 – Ramon Zenhäusern
16 – Greg Tuscher
15 – Justin Mursier et Didier Défago
14 – Armand Marchant et Sébastien Travelletti
13 – Fanny Smith
12 – Frédéric Favre
11 – pas d’émission
10 – William Besse et Dédé Marty
9 – Liam Rivera et Émilien Badoux
8 – Clément Noël et Gauthier de Tessières
7 – Mélanie Meillard et Gaëtan Constantin
6 – Amélie Klopfenstein & Laurent Donato
5 – Delphine Darbellay et Laura Herr
4 – Thomas Bussard et Jean-Philippe Fartaria
3 – Malorie Blanc, Patrice Morisod, Loane Dubuis et Julien Dubosson
2 – Loïc Meillard
1 – Wendy Holdener et Alexis Pinturault