Secrètement, le Neuchâtelois s’était fixé de ramener trois médailles au pays. C’est chose faite désormais après avoir conquis l’argent du géant. Réaction.

Robin Cuche poursuit son impressionnante moisson de médailles aux Jeux paralympiques, après l’or de la descente et du super-G. Sur l’Olimpia delle Tofane, qu’il a immédiatement apprécié, le Neuchâtelois est allé cherché ce vendredi l’argent du géant, une discipline où il se sent peut-être moins à l’aise. « Honnêtement, j’aurais signé pour une 2e place ce matin », confie le skieur de 27 ans, qui avait pourtant remporté la dernière épreuve de Coupe du monde de géant à Veysonnaz. « J’arrive à gagner sur la Piste de l’Ours, parce que c’est une piste qui me convient bien, contrairement aux autres où j’ai souvent eu pas mal de peine. En plus, le géant est sûrement la discipline où il y a le plus de concurrence en Coupe du monde. Il y a vraiment huit ou neuf gars qui peuvent monter régulièrement sur le podium. Donc oui, finir 2e comme, c’est que du bonus car je pensais que si je devais manquer une médaille, ce serait ici. »

Pour cueillir cette troisième breloque paralympique en moins d’une semaine, Robin Cuche a dû se battre face à une piste extrêmement bosselée. « Ça tapait, il y avait des portes qui cassaient. Mais pour moi, le plus compliqué, c’était surtout que la neige était morte. En première manche, si tu essaies de mettre un trop gros appui, soit tu pars sur l’intérieur, soit tu t’enfonces. Ce n’était vraiment pas facile. » Son rival, Arthur Bauchet, qui a remporté l’or et qui pratique également le cyclisme, comparait même le tracé à Paris-Roubaix.

Un duel de stars avec Arthur Bauchet

Alors qu’il ne reste plus que le slalom à disputer dimanche, Robin Cuche et Arthur Bauchet sont en concurrence pour le titre honorifique de star des Jeux paralympiques. Le Vaudruzien et le Français comptent chacun deux médailles d’or et une d’argent dans leur collection italienne. « Là aussi, j’aurais signé avant les Jeux si on m’avait dit avant les Jeux qu’à la fin du géant j’aurais le même nombre de médailles et exactement les mêmes couleurs qu’Arthur », sourit Robin Cuche qui avoue les objectifs secrets qu’il s’était fixé savant cette dizaine dans les Dolomites. « Je ne l’ai peut-être pas dit comme ça dans les médias, mais mon but caché, celui que je m’étais fixé pour moi-même, c’était de gagner trois médailles, dont une en or. Au final, il y en a trois, dont deux en or, donc je crois qu’on est plutôt bien. »

Le match dans le match, lors du slalom, promet encore quelques belles étincelles entre les deux grands hommes de ces Jeux paralympiques.

Johan Tachet