Abattu après sa 18e place lors du géant de Copper Mountain, le Valaisan ne trouve pas la clé en ce début de saison. La déception du champion du monde de slalom est grande. Réaction.

Annoncé comme le grand rival de Marco Odermatt cet hiver, certains le voyant même dépasser le Nidwaldien, Loïc Meillard vit un début de saison cauchemardesque. Et rien ne semble pouvoir arrêter ce calvaire. Quatorzième à Sölden en géant en ouverture de saison puis à Levi en slalom, le skieur d’Hérémence est sorti en deuxième manche à Gurgl alors qu’il n’était pas vraiment dans le coup et a terminé 34e du super-G de Copper Mountain, avant de prendre la 18e place du géant ce vendredi. Indigne de son talent.

Extrêmement déçu dans l’aire d’arrivée, le Valaisan peinait à trouver des explications. Il compte rebondir, mais ne trouve pour le moment pas de solution. Interview.

Loïc Meillard, on imagine que vous espériez mieux aujourd’hui?

Oui, je crois que c’est clair, ça.

Qu’est-ce qui s’est passé concrètement? L’adaptation à cette piste trop longue ou l’altitude ont posé problème?

Non, je pense que l’attitude, c’est pareil pour tout le monde et je n’ai pas de réponse de pourquoi ni comment.

Il y a eu cette première manche où il y avait pas mal de bonnes choses finalement. Et puis, sur cette deuxième manche, c’était correct, même bon au début, puis au bout d’un moment, ça s’est détérioré. Vous avez ressenti cela comme ça aussi?

Aucune idée, honnêtement.

Là, vraiment, il n’y a rien à faire. On vous sent vraiment très, très déçu.

Voilà, c’est clair. Quand on ne sait pas pourquoi on est aussi lent, qu’il n’y a pas la vitesse, on ne sait pas où aller chercher d’abord…

Hier (ndlr: jeudi), il y avait pourtant du bon aussi lors du super-G, même s’il y a eu cette erreur qui a coûté du temps. Mais on a l’impression que ça ne donne pas le tour en ce début de saison.

Je ne sais pas, honnêtement, je ne sais pas… Voilà, c’est comme ça. Maintenant, il faut continuer à travailler et puis essayer de trouver des solutions pour la suite.

Comment on fait? C’est un travail mental? C’est avec le matériel? Il faut prendre du temps pour se reposer aussi?

C’est un tout, il faut analyser, trouver déjà les solutions, trouver ce qu’il faut changer et après continuer à travailler pour s’améliorer.

Laurent Morel, Copper Mountain