Le Valaisan s’est enfin offert un podium sur la mythique Ganslern de Kitzbühel après bien des tentatives, et relance sa saison de la meilleure façon possible à quelques semaines des Jeux olympiques. Un grand pas en avant, même s’il a encore du travail à faire sur des tracés compliqués. Réaction.

Loïc Meillard avait le sourire dimanche. Même s’il n’a pas pu confirmer son énorme première manche dans la station autrichienne et a dû se contenter d’une 2e place au final, le Valaisan avait de quoi se réjouir. « Un premier podium pour moi à Kitzbühel, un premier chamois (ndlr: le trophée) que je peux ramener à la maison, c’est clair que c’est fantastique », s’est réjoui le skieur d’Hérémence, qui a déjà plusieurs fois signé un top 10 ici, mais a aussi souvent pas pu finir deux manches. « C’est un slalom tellement difficile avec toutes les bosses, tous les changements de direction. Il n’y a jamais deux portes pareilles. C’est une piste que j’ai toujours très appréciée depuis le début de ma carrière, mais où je n’ai jamais vraiment réussi à trouver les clés. Donc ça fait plaisir aujourd’hui de les avoir trouvées. »

« Un pas en avant »

Ayant lancé le mois de janvier avec quelques difficultés, avec notamment une 11e place à Madonna di Campiglio, puis la sortie en seconde manche à Adelboden, ce nouveau podium – son troisième en slalom cet hiver – avait de quoi rassurer. « Je pense que je peux être content du pas en avant dans ce genre de parcours, de conditions, par rapport à Wengen (ndlr: où il a fini 4e le week-end dernier). L’attaque était là, il a manqué un petit peu sur certains secteurs », a expliqué le champion du monde. « Ce n’était peut-être pas forcément les tracés où je suis encore très à l’aise en ce moment. On le sait depuis quelques semaines et on essaie de travailler, mais ça ne se fait pas du jour au lendemain. »

Après une grande première manche, où il a mené avec 0″35 d’avance, il y avait de quoi repartir avec confiance sur Schladming, où se disputeront un géant mardi et un slalom mercredi. »C’était une manche très solide où j’ai pu faire les choses que je voulais. Mais je pense qu’il y avait de quoi faire encore plus vite », a assuré le Valaisan.

Tanguy Nef vise le podium

Sous le ciel couvert de Kitzbühel dimanche, Tanguy Nef était aussi rayonnant. Sa 7e place reflètait son niveau général cette saison. Mais le Genevois en veut encore. « Je dirais que j’en ai plus. Aujourd’hui, il a manqué un peu de courage », a-t-il expliqué. Alors qu’il aurait pu viser un premier podium en Coupe du monde, 5 minuscules centièmes le séparant de la 3e place après la première manche, le skieur de 29 ans s’est surtout réjoui d’avoir frappé fort après son décevant résultat à Wengen, où il n’a même pas fini une manche.

« L’objectif de ces deux dernières courses du mois de janvier, c’était quand même d’arriver à l’arrivée. Et je pense que c’est exactement ce que j’ai exécuté aujourd’hui, même si la deuxième manche a manqué un petit peu de réussite, pour entamer le mois olympique de la meilleure des façons », a noté le slalomeur, qui était déjà assuré d’aller à Milan-Cortina le mois prochain. « Aujourd’hui, comme à Wengen, j’avais le moyen d’être sur la boîte. Et ça, c’est quand même quelque chose d’assez nouveau. C’est un sentiment hyper encourageant et c’est pour ça que j’ai le sourire aussi. »

Il aura une nouvelle chance dans quelques jours: après Kitzbühel, le prochain grand rendez-vous autrichien attend les slalomeurs mercredi à Schladming.

Sim Sim Wissgott, Kitzbühel