Des douleurs articulaires, des problèmes de coordination et de la confusion dûs à deux infections virales ont forcé l’Italienne à se mettre à l’arrêt pendant un mois. Le pire est passé et elle reprend lentement l’entraînement. Reste à savoir quand elle pourra revenir sur le Cirque blanc.
Deux infections virales: voilà pourquoi Sofia Goggia a dû couper court à son camp d’entraînement en Argentine le mois dernier. L’Italienne, qui avait terminé la saison dernière en beauté en remportant le Globe du super-G pour la première fois, a été atteinte du chikungunya et du parvovirus B19, la contraignant à se mettre à l’arrêt pendant un mois. Elle insiste que le pire est passé, mais son retour sur le Cirque blanc devra attendre.
Une grosse frayeur
« Je vais mieux maintenant, mais on était vraiment inquiets pendant un temps », a noté la Bergamasque de 33 ans lors d’une journée médiatique jeudi chez son équipementier Atomic à Altenmarkt en Autriche, en expliquant qu’elle a commencé à présenter des symptômes neurologiques inhabituels à Ushuaïa. « J’avais de la peine à monter des marches et j’avais même de la difficulté à parler parfois parce que mes pensées étaient complètement confuses. Je n’avais pas de coordination et je ressentais des douleurs. »
Deux semaines à faire « tous les examens possible » à l’hôpital à son retour en Italie ont établi qu’elle avait le chikungunya, une maladie transmise par les moustiques et qui entraîne des douleurs articulaires sévères, auquel s’est encore ajouté une infection au parvovirus B19, une maladie plus commune chez les enfants. Il n’existe aucun remède mais le gros de l’infection est passé, a insisté la triple médaillée olympique en descente, qui continue toutefois de ressentir des symptômes neurologiques.
Du ski libre d’abord
Pour l’heure, il est encore incertain quand elle reprendra la compétition ou quand elle pourra même s’élancer de nouveau entre les portes. « Je vais avoir besoin de temps », a reconnu la championne, connue pour rarement se laisser freiner par des blessures. Après un mois à l’arrêt complet, elle a repris l’entraînement dans la salle de sports la semaine dernière et veut s’essayer avec deux jours de ski libre la semaine prochaine si tout va bien, « histoire de voir comment est mon équilibre. Mais je ne me fixe pas d’objectif, la priorité est de me sentir bien. »
Sim Sim Wissgott, Altenmarkt
