Alors qu’il a largement critiqué la décision des entraîneurs helvétiques de ne pas le mettre en concurrence avec Alexis Monney pour un départ lors de la descente olympique, le Zurichois a fait machine arrière.

L’onde de choc créée par les critiques de Niels Hintermann à l’encontre du processus de sélection pour la descente olympique à Bormio aura donc été trop forte. Dans la soirée, le colosse de Hausen am Albis a présenté ses excuses sur les réseaux sociaux. Ses propos:

« Une fois de plus, je me suis laissé emporter par mes émotions… À l’arrivée, je n’ai pas su contrôler mes sentiments. Mes émotions étaient sincères, mais ma réaction n’était pas acceptable. Je suis sincèrement désolé », a écrit le Zurichois sur ses réseaux sociaux. « Je tiens à clarifier une chose: à aucun moment je n’ai jalousé Alexis Monney ou Stefan Rogentin. Bien au contraire. Je n’ai aucun sentiment négatif ou hostile à leur égard. Nous sommes coéquipiers et je respecte pleinement leurs performances. Ils méritaient et méritent amplement leur place sur la grille de départ. »

Niels Hintermann entendait être confronté à un autre défi, plutôt qu’à un duel, jeudi, pour un ticket pour la descente olympique avec Stefan Rogentin. « J’ai toujours pensé que je devrais me battre pour une place lors des qualifications, mais dans une autre configuration. Cela m’a déstabilisé, mais ça ne justifie pas ma réaction. Je suis passionné par ce sport, parfois peut-être un peu trop », poursuit-il, en souhaitant s’excuser, encore une fois, pour sa réaction excessive. « Au final, je ne suis qu’un être humain qui ne fait pas toujours tout parfaitement. J’assume mes erreurs et je tiens à m’excuser une nouvelle fois pour mon comportement. Merci pour votre compréhension et votre soutien indéfectible, cela compte énormément pour moi et me donne de la force. Maintenant, regardons vers l’avenir, donnons ensemble le meilleur de nous-mêmes et remettons le sport et l’esprit olympique au centre de nos préoccupations. »

À l’issue de l’entraînement de descente de mercredi, le premier sur la Stelvio, Niels Hintermann avait fait part de son mécontentement, alors que le staff helvétique avait décidé de valider la place au départ de la descente d’Alexis Monney même si le Fribourgeois n’est pas monté sur le podium cette saison en Coupe du monde dans la discipline reine, tout comme le Zurichois et Stefan Rogentin. Mais contrairement à ses compatriotes, le skieur de la Veveyse possède un avantage certain sur ses collègues: il est le dernier skieur à s’être imposé en descente à Bormio.

LMO, Bormio