L’Après-Ski, l’émission 100% ski du Nouvelliste et de SkiActu, s’est mis en mode olympique en accueillant Frédéric Favre, CEO de « Switzerland 2038 », qui nous dévoile les contours du projet olympique suisse.
Depuis 2023, la Suisse est engagée dans un «dialogue privilégié» avec le Comité international olympique (CIO) en vue des JO et jeux paralympiques de 2038. «Cela signifie que le CIO s’est engagé à ne discuter et accompagner que la Suisse jusqu’à la fin 2027 pour cette candidature, ce qui est une grande première. On a jusqu’en 2027 pour déposer un dossier de qualité», explique Frédéric Favre, CEO de «Switzerland 2038.»
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Les chiffres
Sur la carte des JO 20238, quatorze villes et dix cantons sont concernés. Le Valais et Crans-Montana occupent une place centrale pour le ski alpin. «À l’époque, Urs Lehmann, alors président de Swiss-Ski, et Diego Züger, actuel CEO, ont tenu à Crans-Montana pour son savoir-faire et l’héritage après les Mondiaux 2027», souligne Frédéric Favre. D’autres régions valaisannes pourraient-elles s’ajouter ? Morgins pour le ski-alpinisme ou Verbier pour le freeride ? «Tant que les Jeux ne sont pas attribués, on ne peut rien dire. Mais si c’est le cas, de nouvelles disciplines pourraient être intégrées en concertation avec le CIO.»
La vision
Le peuple suisse l’a exprimé à plusieurs reprises: il ne soutient pas une candidature olympique portée par une seule région. «Il faut le respecter, en tenir compte et trouver un nouveau chemin», note Frédéric Favre. Le projet olympique repose ainsi désormais sur une vision nationale. «On a décidé d’aller à la rencontre de toutes les régions du pays. Cette approche a été testée avec succès lors de l’Euro féminin 2025.»
Le modèle
Avec Switzerland 2038, les porteurs du projet entendent proposer un nouveau modèle. «Ce serait la première fois que des Jeux olympiques se dérouleraient dans un pays entier et non dans une seule ville», souligne Frédéric Favre qui met en évidence plusieurs points forts. De l’implication des quatre régions linguistiques au recours prioritaire aux transports publics (ndlr: les transports seraient inclus dans le prix des billets d’entrée), en passant par l’absence de soutien financier des pouvoirs publics en cas de déficit et l’utilisation de sites existants.
«En Suisse, on a déjà tout. Et si c’est le cas, c’est grâce aux investissements publics réalisés ces dernières décennies, que ce soit pour les patinoires ou les aires d’arrivée.» À cela s’ajoute un savoir-faire reconnu, puisque tous les sites retenus accueillent déjà des compétitions d’envergure internationale, comme le rappelle encore le CEO.
La question
Pourquoi ce projet aurait-il davantage de chances d’aboutir que Sion 2026 ? «À l’époque, toutes les responsabilités reposaient sur le canton du Valais et la Ville de Sion. Aujourd’hui, elles sont partagées», répond Frédéric Favre.
Le financement
Le budget total, de l’attribution jusqu’aux Jeux, est de 2,2 milliards de francs. «82 % du financement serait privé, le reste public», précise le CEO. Chaque canton et chaque ville concernée est sollicité pour une subvention clairement définie. «Le contribuable ne paiera pas puisque le projet est géré comme une entreprise privée.» Des acteurs de l’économie privée travaillent d’ailleurs à réunir 200 millions de francs de garanties de déficit, «en plus des 200 millions déjà prévus en réserves dans le budget.»
Grégory Cassaz/Le Nouvelliste
Les émission de la saison 3:
10 – William Besse et Dédé Marty
9 – Liam Rivera et Émilien Badoux
8 – Clément Noël et Gauthier de Tessières
7 – Mélanie Meillard et Gaëtan Constantin
6 – Amélie Klopfenstein & Laurent Donato
5 – Delphine Darbellay et Laura Herr
4 – Thomas Bussard et Jean-Philippe Fartaria
3 – Malorie Blanc, Patrice Morisod, Loane Dubuis et Julien Dubosson
2 – Loïc Meillard
1 – Wendy Holdener et Alexis Pinturault
