Après un début de saison perturbé par une blessure et des Jeux olympiques en demi-teinte, la Schwytzoise a retrouvé la lumière en Andorre. Elle décroche sa 6e victoire en Coupe du monde. Réaction.
Une championne rebondit toujours. Corinne Suter l’a éprouvé avec brio ce vendredi en remportant la descente disputée sur la piste Àliga d’El Tarter, plus de trois ans après son dernier succès en Coupe du monde, en super-G à Lake Louise. Sous le soleil andorran, la Schwytzoise de 31 ans a fait parler à merveille ses qualités de glisse pour s’offrir une quatrième descente parmi l’élite, plus de quatre ans après son dernier succès à ce niveau.
Si le Globe reste quasiment inaccessible, après son début de saison manqué en raison d’une blessure à la jambe gauche, Corinne Suter a retrouvé son plus beau sourire dans les Pyrénées. « J’ai essayé de me concentrer sur moi-même aujourd’hui », a-t-elle déclaré à SRF. « J’avais un très bon sentiment ces deux derniers jours et encore de très bonnes sensations pour cette descente. » Classée 14e (en descente), 9e (lors du combiné par équipe) et 11e (en super-G) aux Jeux olympiques, la championne olympique de descente en 2022 a pu proposer son meilleur ski ce vendredi.
« J’ai essayé de faire de mon mieux, sans trop regarder à gauche et à droite », a décrit la skieuse aux désormais 27 podiums de Coupe du monde. « J’ai eu un immense plaisir à skier aujourd’hui. » La quintuple médaillée mondiale aura de nouvelles chances de briller ce week-end, puisque deux super-G sont encore au programme. « Le plus important, c’est de ne jamais abandonner », a-t-elle ajouté au micro de la FIS. « Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu dans les périodes plus difficiles. »
« Je n’ai pas encore analysé ma course, mais j’ai pu mettre en œuvre tout ce que nous avions décidé à l’entraînement », a-t-elle encore avoué à la télévision publique alémanique. « J’ai fait attention aux endroits clés. Sur ce parcours, il est important de maintenir la vitesse de base aussi élevée que possible de haut en bas. » Corinne Suter s’est également félicitée d’avoir pu profiter de son petit numéro de dossard (le 4), sur une piste qui s’est rapidement réchauffée en raison des températures positives.
LMO
