Impérial, Loïc Meillard est devenu champion olympique de slalom au prix d’une seconde manche de rêve. Il rentrera de Bormio avec la collection complète des médailles.
Le champion du monde devient champion olympique! Loïc Meillard a réussi un exploit fou, que seul l’Autrichien Benjamin Raich – Champion du monde à Bormio en 2005, puis champion olympique à Turin en 2006 – a réalisé. Une année après son sacre à Saalbach, le Valaisan a orné son cou d’or lors du slalom des Jeux olympiques Au prix d’une deuxième manche de folie, lors de laquelle il n’a pas calculé, le skieur d’Hérémence, deuxième sur le premier tracé, s’offre le plus beau des métaux. Il a skié pour la victoire sans spéculer.
En franchissant la ligne d’arrivée, il avait déjà exulté, sachant qu’il avait réalisé une manche référence, expressif comme jamais. Quelques instants plus tard, le Norvégien Atle Lie McGrath, qui fermait le portillon, enfourchait, avant d’aller se terrer dans la neige, à côté de la piste. Loïc Meillard pouvait laisser filer une larme. Le Suisse devance l’Autrichien Fabio Gstrein de 35 centièmes et le Norvégien Henrik Kristoffersen de plus d’une seconde.
Comme Franjo von Allmen et Marco Odermatt, Loïc Meillard va rentrer en Suisse avec un set de trois médailles. Il complète l’argent du combiné par équipes et le bronze du géant, avec ce magnifique or. Il devient seulement le deuxième champion olympique dans les virages courts 78 ans après Edi Reinalter, titré à Saint-Moritz en 1948, une autre époque.
La belle remontée de Tanguy Nef
Tanguy Nef a su se libérer sous le soleil en seconde manche. Peut-être pénalisé sous les giboulées de neige par son numéro de dossard 15, soit le pire possible, il n’était pas parvenu à complètement se lâcher sur le tracé initial. Le Genevois a livré la marchandise pour terminer 6e. Il reste toutefois à sept dixièmes de la médaille de bronze.
Matthias Iten a réussi sa première olympique. Même s’il termine loin de la médaille d’un point de vue chronométrique, le Zougois aura su réaliser une course pleine, malgré quelques hésitations sur le bas de la première manche. Objectif réussi pour le skieur de 26 ans qui se classe dans le top 15, en prenant la 11e place, et marque des bons points pour la liste de départ WCSL, pour les prochains slaloms de Coupe du monde.
Sous son dentier, on a pu deviner Daniel Yule esquisser un petit sourire à l’issue de la seconde manche. En difficulté tant lors du combiné par équipes que sur le parcours matinal, le skieur du val Ferret a enfin pu démontrer du bon ski sur une piste, peut-être trop plate pour ses qualités de technicien. Toutefois, le Valaisan, qui accusait un retard trop conséquent n’a pu faire mieux que 15e.
JT
