Le Lucernois est devenu le troisième sauteur suisse médaillé aux Jeux olympiques. Un exploit fou pour le sauteur de Horw qui n’a pas d’explications rationnelles sur la réussite de sa performance à Predazzo.
Gregor Deschwanden a marqué l’histoire du saut à ski suisse dans la nuit de Predazzo. Le Lucernois, bronzé sur le petit tremplin italien, est devenu le troisième sauteur helvétique à accrocher une médaille sur un tremplin olcmpique, après Simon Ammann, quadruple champion olympique à Salt Lake City en 2002 et à Vancouver en 2010, et Walter Steiner, argenté à Sapporo en 1972.
L’exploit est de taille pour l’oiseau de Horw qui était parvenu à s’immiscer parmi les meilleurs sauteurs de la planète ces dernières saisons, sans forcément concrétiser son potentiel lors des grands rendez-vous. « J’ai essayé tant de fois de remporter une médaille. Je dois dire que je ne m’y attendais pas aujourd’hui après une telle saison », sourit Gregor Deschwanden, qui n’avait que trois 10es places comme référence cet hiver en Coupe du monde. « Mais au final, je me suis laissé par le courant, c’est votre jour, et c’était le mien aujourd’hui. »
Les bonnes sensations
Mais comment le Lucernois, aux 6 podiums sur le circuit, a-t-il pu se transformer et s’envoler comme rarement sur le sautoir du Trentin. « Franchement, je ne sais pas ce qu’il s’est passé aujourd’hui », avoue-t-il. « J’ai eu six sauts pour me prendre la mesure du tremplin. J’ai parfois mieux sauté lors des entraînements, parfois moins bien. Mais il est vrai que lors des essais du jour, je me suis immédiatement bien senti et j’ai réessayé de le répéter lors de la compétition. » Et avec succès qui plus est et un peu de réussite, puisqu’il partage la 3e place avec le Japonais Ren Nikaido, au dixième près.
Et cette médaille olympique donne des idées au sauteur de 34 ans qui vient de vivre sa plus belle consécration. « Je vais faire un tatouage pour immortaliser ce moment. Après, je ne sais pas encore lequel et où sur mon corps. Je vais déjà essayer de trouver un artiste, car je n’en suis pas un. » Il est un sacré homme-volant et c’est déjà pas mal.
Johan Tachet
