Mélanie Meillard aurait mérité de monter sur le podium cette saison. Mais encore une fois, il s’est refusé à la skieuse d’Hérémence. Ce jeudi, une seconde et cinq centièmes ont séparé sa 7e place de la boîte. Pour elle aussi, la fatigue s’est ressentie sur une neige très abimée par la chaleur qui régnait dans l’Idaho. Rageant, comme souvent cet hiver. «J’ai voulu aller à fond mais avec quand même un petit peu d’intelligence», a-t-elle concédé. «J’ai tout donné, je suis très contente.»

Si la Valaisanne va devoir patienter avant de retrouver les joies de ce podium qu’elle n’a plus goûtées depuis un parallèle à Oslo en 2018, elle a démontré tout au long de l’hiver qu’elle avait pleinement le potentiel pour jouer avec les meilleures slalomeuses de la planète. «Je ne me focalise pas sur ce podium. Ça arrivera peut-être la saison prochaine, ou pas», explique la skieuse qui a retrouvé ses sensations et de la confiance pour gagner en constance. Lors des dix slaloms de l’hiver, elle s’est classée à huit reprises dans le top 10. Mieux encore, elle a intégré quatre fois le top 5 pour terminer au 8e rang final de la spécialité. «Le bilan est très positif. Je passe de la 14e place à la 8e, c’était une super saison. Je suis très fière de ce que j’ai réalisé.»

« Je peux être performante sur toutes les pistes »

Pour le futur, elle pourra s’inspirer de son amie Camille Rast, qui avait longtemps flirté avec les podiums l’hiver dernier avant d’exploser cette saison au sommet des classements. «J’ai encore progressé et désormais je peux skier vite sur tous les types de neige, sur toutes les pistes et sur tous les parcours.» L’hiver 2025 de Mélanie Meillard était celui de la confirmation. Le prochain pourrait être enfin celui de la consécration.

Johan Tachet, Warm Springs/LMO