Marco Odermatt pourrait remporter une cinquième fois de suite le géant d’Adelboden. Mais le Nidwaldien ne se formalise pas des chiffres. Il skie pour lui et pour les fans.
Même s’il n’y pense pas vraiment, Marco Odermatt a la possibilité de battre ce week-end à Adelboden un record. Encore un. En cas de succès, le Nidwaldien deviendrait le premier athlète à s’imposer cinq fois de suite en géant sur la mythique Chuenisbärgli. Mais pour espérer remonter sur la plus haute marche du podium, le patron du ski mondial va devoir retrouver les sensations qui lui ont fait défaut lors du géant d’Alta Badia. Quatrième sur la Gran Risa, c’était la première fois depuis mars 2021 qu’il ne terminait pas dans le top 3 d’un géant qu’il avait terminé. Et devant son public, Marco Odermatt entend remettre les pendules à l’heure.
Quatre victoires ici à Adelboden, peut-être une cinquième ce week-end. Marco Odermatt, peut-on dire que vous êtes ici comme à la maison?
Oui, clairement. C’est même le grand moment de ma saison en géant. Quand j’étais enfant, je venais ici pour regarder les courses. C’était un rêve de pouvoir un jour courir à Adelboden. Et ces quatre dernières années, tout s’est très bien passé. Le niveau devient toujours plus élevé, les adversaires sont de plus en plus forts, donc ce ne sera pas facile. Mais je vais tout faire pour aller chercher cette cinquième victoire.
Le record de cinq victoires, on y pense?
Non, pas vraiment. À chaque course, il y a toujours un record quelque part. On m’en parle presque à chaque étape. Moi, je skie pour gagner samedi, c’est clair. Mais je le fais pour moi, pour les fans, pas pour battre des records.
Qu’est-ce qui rend Adelboden si spécial pour un skieur?
C’est le géant avec la plus grande histoire. Il y a le public le plus nombreux, une ambiance incroyable. Et puis c’est sans doute l’un des tracés les plus difficiles du circuit. Pour nous, les Suisses, la motivation est énorme, mais la pression aussi. Et paradoxalement, c’est souvent ici que je réalise mes meilleures performances.
Sans révéler de secret, qu’est-ce qu’il faut pour gagner sur le Chuenisbärgli?
Je ne pense pas qu’il y ait un secret particulier. Il faut accepter la pente, attaquer, toujours vouloir aller plus vite. Le mur final est très spécial, soit on l’adore, soit on le déteste. Moi, je l’aime beaucoup. Mais il demande aussi un peu de tactique.
Derrière, vos compatriotes, notamment Loïc Meillard, ou encore l’Autrichien Stefan Brennsteiner, vous poussent à être encore meilleur.
Bien sûr. On se pousse tous vers le haut et je sais aussi que je ne peux pas dominer chaque discipline année après année.
Mais j’ai très bien commencé la saison en géant, avec déjà deux victoires. À l’entraînement, tout se passe bien et je me sens en forme.
JT, Adelboden
