Le Bernois a réalisé une course parfaite, une prestation de maître pour aller décrocher l’or olympique lors de la descente masculine de Bormio samedi. Ses coéquipiers Marco Odermatt et Alexis Monney, si près d’une médaille, ont été relégués au pied du podium par les Italiens Giovanni Franzoni et Dominik Paris, patrons chez eux.
Qu’elle était belle, sa course! Fluide, super propre, super rapide, incroyable. Franjo von Allmen a réalisé une masterclass sur la Stelvio de Bormio samedi pour ajouter une médaille d’or olympique à son titre de champion du monde en descente. Et le skieur de 24 ans lance ainsi parfaitement ces Jeux olympiques de Milan-Cortina pour l’équipe de Suisse en ski alpin.
On a longtemps cru à une énorme triplé suisse. Alexis Monney, chahuté sur le haut du parcours, a réalisé une fin de course tout en finesse pour s’asseoir dans le siège du leader. Marco Odermatt lui a ensuite pris 5 centièmes et son sourire à l’arrivée montrait bien sa satisfaction après une performance de maître. Mais il fallait toujours compter sur les Italiens, en grande forme récemment et bien décidés à montrer qui étaient les patrons ici à Bormio.
Le jeune loup et le vétéran
Giovanni Franzoni, la révélation de l’hiver, vainqueur de la descente de Kitzbühel, a livré le genre de performance insouciante mais ultra rapide qui a si souvent impressionné ces derniers mois, menaçant même de ravir la victoire au Bernois. Au final, il lui a manqué deux dixièmes mais le jeune skieur, qui n’avait jamais même réalisé un top 10 en descente en Coupe du monde avant décembre, décroche l’argent. Son compatriote Dominik Paris, véritable vétéran du Cirque blanc, a suivi à 0″30 pour s’offrir, enfin, sa toute première médaille olympique sur « sa » piste, où il a déjà signé 6 victoires en descente en Coupe du monde.
Une belle histoire, sauf que Marco Odermatt et Alexis Monney ont ainsi été relégués au pied du podium, aux places les plus ingrates aux Jeux olympiques, où seules les médailles comptent. La déception était visible et énorme. Le Nidwaldien aura toutefois de nouvelles chances d’entrer dans les livres d’histoire helvétiques ces 10 prochains jours, s’il remporte une médaille d’or en géant ou en super-G: il serait le premier skieur suisse avec deux titres olympiques. Stefan Rogentin, a dû se contenter de la 22e place.
SSW
