Passée à seulement deux centièmes d’une première qualification pour son quatrième départ en Coupe du monde, la Fribourgeoise était presque inconsolable à l’arrivée du géant de Copper Mountain. Déterminée, elle va avoir l’occasion de très rapidement rebondir.

Deux centièmes de seconde, c’est quelques centimètres à peine. C’est surtout ce qui a séparé Hanna Aronsson Elfman de Sue Piller ce samedi lors de la première manche du géant de Copper Mountain. Le souci, c’est que la Suédoise est parvenue à accrocher le top 30 alors que la Singinoise a manqué le coche. Non qualifiée pour la quatrième fois en quatre départs de Coupe du monde, la skieuse de 20 ans était très déçue de passer tout près de ses premiers points sur le Cirque blanc une nouvelle fois.

« C’est frustrant », avouait-elle avant de quitter l’aire d’arrivée. « La majeure partie de ma course était bonne, mais j’ai skié un petit peu trop large dans quelques virages », reconnaissait-elle. « Je n’ai pas pu mettre mes skis à plat et les ‘lâcher’. » Déjà 35e à Sölden, la Fribourgeoise a encore progressé dans le Colorado, alors qu’elle disputait sa première course sur le continent nord-américain. « J’ai encore beaucoup à apprendre mais je m’améliore, c’est bien. J’ai prouvé que j’étais dans le coup, mais là, en ce moment, ça fait mal. » Déterminée, c’est peut-être ce qui caractérise le plus le grand espoir du géant helvétique en ce moment.

La bonne nouvelle, c’est qu’elle va pouvoir rapidement réagir, à commencer par le slalom de dimanche, qui sera son premier parmi l’élite mondiale. « En slalom, il me manque des piquets, des kilomètres alors je n’attends rien de particulier », détaille « Sushi ». « Je vais pouvoir prendre plus de risques, je n’ai aucune pression. » Ensuite, elle s’envolera pour Montréal, avant de rejoindre le Mont Tremblant, où elle aura l’occasion de se montrer lors d’un week-end dédié à 100% au géant. « C’est cool d’enchaîner, que la saison soit bien lancée désormais », sourit la skieuse de Schönried, qui se réjouit de l’expérience déjà de l’expérience engrange outre-Atlantique. « J’ai déjà beaucoup appris en deux jours à Copper Mountain que ce soit au niveau des réglages, à l’entraînement, sur ma manière de skier. Vraiment, j’apprends énormément de choses en ce moment. » De quoi viser les sommets rapidement, c’est certain!

Laurent Morel, Copper Mountain