À quatre mois des Championnats du monde de Crans-Montana, le comité d’organisation doit composer avec une zone de turbulence. Suspendu dans un premier temps de son poste de président, Claude-Alain Schmidhalter, sous le coup d’une enquête pénale, a démissionné.
L’organisation des Championnats du monde 2027 à Crans-Montana n’est pas un long fleuve tranquille. Claude-Alain Schmidhalter en fait les frais. Mercredi matin, le Valaisan a été suspendu de ses fonctions de président du comité d’organisation des Championnats du monde FIS de ski alpin 2027 à Crans-Montana et de vice-président de Swiss-Ski, ont annoncé conjointement les deux entités.
« Cette mesure provisoire restera en vigueur jusqu’au prononcé du jugement du Tribunal de district de Brigue », mentionne le communiqué. «Cette mesure vise à préserver l’intégrité et la capacité d’action des deux organisations», poursuivent Peter Barandun, président de Swiss-Ski, et Sébastien Rey, vice-président de l’association Crans-Montana 2027, qui vont assurer l’intérim à la tête de l’organisation des Championnats du monde, qui se dérouleront dans quatre mois sur le Haut-Plateau.
Une démission dans l’enchaînement
Quelques minutes plus tard, Claude-Alain Schmidhalter a démissionné de son poste de président. « Je prends acte de la décision de me relever de mes fonctions jusqu’à nouvel ordre, et je la respecte. J’en tire les conséquences et je démissionne avec effet immédiat de mes fonctions de président du comité d’organisation des Championnats du monde de ski 2027 et de vice-président de Swiss-Ski », a-t-il écrit dans un communiqué.
Claude-Alain Schmidhalter et un second homme se trouvent actuellement au coeur d’une procédure pénale, dans laquelle ils sont accusés de fraude et de gestion déloyale dans leurs activités entrepreneuriales, comme l’a révélé le Blick. Le Tribunal du district de Brigue doit statuer à la fin du mois d’octobre. « Je ne démissionne pas parce que j’aurais quelque chose à me reprocher. Je le fais parce que les Championnats du monde ont désormais besoin de clarté », poursuit le Valaisan qui conteste toutes les accusations portées à son encontre.
JT/Com.
