Le Fribourgeois a brillé sur la neige andorrane mardi lors des premiers Championnats du monde de freeride pour remporter une médaille d’or historique dans la discipline. Une récompense pour tout le travail de préparation fait avant la saison. Réaction.

Liam Rivera est entré dans les livres d’histoire mardi à Ordino Arcalís en devenant le premier champion du monde de freeride. Le snowboardeur, qui avait déjà lancé sa saison avec la manière en remportant la première épreuve du Freeride World Tour à Baqueira Beret le mois dernier, a confirmé sa superbe forme avec une prestation de classe sur la face du Basser Negre.

Liam Rivera, vous voici champion du monde de freeride. Vos premières impressions?

Honnêtement, c’était déjà incroyable d’être ici. C’est toujours un grand privilège de participer à une compétition en plus. Et ce sont les premiers Championnats du monde. Les derniers jours on a vraiment profité ici en Andorre, la neige était incroyable, du coup je me réjouissais vraiment pour mon run, je voulais me pousser un peu plus que d’habitude. Malheureusement j’ai eu une petite erreur, mais ça ne m’a pas tant dérangé que ça, j’ai quand même suivi mon plan et je suis content d’être en bas. Mon but était de plaquer mon run, mais d’être le premier champion du monde, c’est un peu surréel. Je pense que je ne réalise pas encore, il me faudra quelques jours.

Vous sentiez que vous pouviez allez chercher une médaille d’or ce matin?

Je suis toujours nerveux avant une compétition et au sommet j’étais plus angoissé que d’habitude parce que je voulais plus me pousser pour cette compétition. Je n’ai pas vraiment pensé au résultat, je voulais juste plaquer mon run, parce qu’on a mis tellement de travail dans la préparation avant-saison.

Ces Championnats du monde de freeride, c’est un peu différent du Freeride World Tour.

L’ambiance autour est vraiment cool, parce qu’il y a des riders qui ne sont pas toujours sur le Tour, donc c’est sympa de rencontrer plus de monde. Et Ordino, ce n’est pas la plus grande station du monde, du coup, c’était cool les derniers jours de rider tous ensemble, avec tous les 65 riders. Tu montes sur le télé, tu vois quelqu’un qui fait un saut par-ci par-là, j’ai trop kiffé. Ça te met directement dans une bonne ambiance pour la compétition. Surtout avec la bonne neige ici en Andorre. Pareil pour la compètition, il y avait des conditions de ouf.

Vous représentez aussi la Suisse à ces Mondiaux – en plus du classement des riders, il y a un classement des nations.

C’est cool d’être ici avec une équipe: les deux skieurs hommes (ndlr: Martin Bender et Victor-Hale-Woods) et Jenna (ndlr: Keller), avec nos deux coachs. Représenter notre pays, c’est incroyable. Ça ajoute un petit plus, tu veux vraiment montrer ton meilleur.

Avec qui partagez-vous cette victoire?

Mes parents bien sûr, mes copains, mes coachs, mes sponsors, tout le monde qui m’a toujours aidé. C’est incroyable d’être ici et de partager ça avec tout le monde. Je croise les doigts pour mes Suisses qui viendront après. J’espère qu’ils plaqueront leurs runs et qu’ils finiront sur le podium avec moi.

Sim Sim Wissgott