Le Nidwaldien est le patron à Wengen. Il s’impose pour la quatrième fois consécutivement en descente dans la station bernoise. Franjo von Allmen et Alexis Monney échouent au pied du podium.

Il avait très certainement été piqué dans son orgueil vendredi, en ne terminant que 4e du super-G, Marco Odermatt a prouvé ce samedi, lors de la descente, la plus grosse course de l’année en Suisse, qu’il était bien le patron du Lauberhorn. Au prix d’une nouvelle démonstration, le Nidwaldien s’impose pour la quatrième fois de suite dans la discipline reine à Wengen, pour s’approprier u nouveau record. Encore. Il est désormais le skieur qui a remporté le plus de succès en descente dans la station bernoise depuis qu’elle est au programme de la Coupe du monde en 1967. Dans la grande histoire, seul Karl Molitor, avec six victoires, dans le années 40, fait mieux.

Sur une piste raccourcie et amputée de 50 secondes de course à cause du Guggiföhn qui sévissait sur les hauteurs de l’Oberland bernois, Marco Odermatt a fait parler sa classe et sa science technique pour dominer toute concurrence. Son plus proche rival, l’Autrichien Vincent Kriechmayr, est relégué à près de huit dixièmes. On pensait l’Italien Matteo Franzoso également capable d’aller rivaliser avec « Odi », mais le vainqueur du super-G la veille, peut-être un peu émoussé, doit « se contenter » de la troisième place.

Alexis Monney explose son meilleur résultat à Wengen

Avec son dossard 28, il boute cependant les Suisses hors du podium. Franjo von Allmen termine ainsi 4e à 3 centièmes du skieur transalpin qui s’est totalement révélé ce week-end. Dans le sillage du Bernois, on retrouve Alexis Monney qui a également épaté en se classant 5e. S’il manque le podium pour 5 petits centièmes, le Fribourgeois se consolera en réalisant, nettement, le meilleur résultat de sa carrière à Wengen. Le skieur de Châtel-Saint-Denis n’avait jamais fait mieux que 9e sur le Lauberhorn, et c’était en super-G. En descente, il n’avait jamais fait mieux que 12e. De bon augure en sachant que désormais le double médaillé mondial va évoluer sur trois pistes qu’il affectionne: la Streif de Kitzbühel, la Nationale de Crans-Montana et, aux Jeux olympiques, la Stelvio de Bormio.

Derrière, Marco Kohler va rajouter quelques cheveux blancs aux entraîneurs suisses. En prenant le 13e rang, le Bernois valide, à son tour, les critères de sélection pour les Jeux olympiques. Justin Murisier termine, une nouvelle fois, tout juste en-dehors du top 15. Le Valaisan a commis trop d’imperfections pour jouer plus haut dans le tableau.

JT