La plupart des Suisses ont nettement manqué leur affaire lors du géant de Copper Mountain ce vendredi. Mais malgré le marasme ambiant de l’équipe helvétique, Thomas Tumler et Luca Aerni repartent toutefois avec le sourire. Réactions.
Au lendemain de Thanksgiving, c’est Black Friday! La date, réputée aux États-Unis mais désormais dans le monde entier, portait bien son nom cette année pour l’équipe de Suisse masculine de géant puisque cette deuxième épreuve de l’année avait tout d’un vendredi noir. Malade ces derniers jours et sorti en première manche alors qu’il caracolait en tête, Marco Odermatt a essuyé un important revers, tout comme Loïc Meillard (seulement 18e) ainsi que les « jeunes » Livio Simonet, Lenz Hächler, Sandro Zurbrügg et Fadri Janutin (pas qualifiés pour la deuxième manche).
Pourtant, malgré cette journée compliquée, Thomas Tumler (9e après avoir terminé 3e sur le premier tracé) et Luca Aerni (19e) avaient le sourire. Ils n’ont certes pas pu empêché la délégation suisse à manquer le podium dans la discipline pour la deuxième fois seulement depuis le début de la saison 2021-2022 (!), mais ont réussi une performance digne de leurs standards actuels. « C’était probablement l’une des courses les plus dures de ma carrière », a d’ailleurs reconnu « Tumli », en évoquant notamment la visibilité, l’altitude et la longueur du parcours.
Luca Aerni: « Ici, c’est un peu une danse »
« Je suis en forme, mais je dois y aller étape par étape maintenant », a ajouté le Grison de 36 ans. « Forcément, j’espérais mieux après ma première manche et je suis déçu d’avoir reculé, mais c’est la vie et il y a beaucoup de positif à prendre. » Et ce notamment avant de retrouver la Birds of Prey de Beaver Creek, sa piste préférée, sur laquelle il s’était imposé il y a un an. « J’adore cet endroit et je me réjouis énormément », s’exclame le vice-champion du monde.
Luca Aerni n’est lui plus retourné disputer de course sur la piste des Oiseaux de Proie depuis 2018 et il se réjouit de pouvoir y montrer ses progrès en géant. « Skier sur la neige américaine, c’est spécial, c’est clair », reconnaît-il. « Il faut trouver la finesse et faire le virage malgré tout, c’est un peu une danse. Mais je progresse de jour en jour. » Sous la houlette de Matteo Joris, le Valaisan et Loïc Meillard vont désormais essayer de se tirer vers l’avant pour arriver en forme physiquement et surtout mentalement à Beaver Creek.
Laurent Morel, Copper Mountain
